Ce n’est rien – Julien Clerc

Ma vie a connu de nombreux bouleversements ces derniers temps. Tantôt je me suis trouvée dans le creux de la vague, avec cette impression d’être submergée par les événements; tantôt j’étais au faîte de la joie, portée par l’amour de mon entourage.

Fatiguée de cette montagne russe qui m’use et mobilise toute mon énergie, j’essaie de rester bien ancrée au sol, respirant fort en me disant qu’un jour ou l’autre, le destin se lassera de me taquiner et s’intéressera à quelqu’un d’autre.

En attendant cette accalmie, je savoure cette magnifique et indémodable chanson de Julien Clerc que je partage avec vous.

Bonne écoute!

Ce n’est rien
Tu le sais bien
Le temps passe
Ce n’est rien

Tu sais bien
Elles s’en vont comme les bateaux
Et soudain
Ca revient

Pour un bateau qui s’en va
Et revient
II y a mille coquilles de noix
Sur ton chemin
Qui coulent et c’est très bien

refrain
Et c’est comme une tourterelle
Qui s’éloigne à tire d’aile
En emportant le duvet
Qu’était ton lit
Un beau matin
Et ce n’est qu’une fleur nouvelle
Et qui s’en va vers la grêle
Comme un petit radeau frêle
Sur l’océan

Ce n’est rien
Tu le sais bien
Le temps passe
Ce n’est rien
Tu sais bien
Elles s’en vont comme les bateaux
Et soudain
Ca prévient
Comme un bateau qui revient
Et soudain
Il y a mille sirènes de joie
Sur ton chemin
Qui résonnent et c’est très bien

refrain

Ca prévient
Comme un bateau qui revient
Et soudain
Il y a mille sirènes de joie
Sur ton chemin
Qui résonnent et c’est très bien

refrain

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« L’homme qui voyait à travers les visages » d’Eric-Emmanuel Schmitt

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Augustin Trolliet fait partie de ces personnes que la vie n’a pas gâtées. Abandonné à la naissance par ses parents, passant d’un orphelinat à un autre, il survivait plus qu’il ne vivait. Il squattait une usine désaffectée et faisait les poubelles pour se nourrir.

Alors qu’il était journaliste stagiaire non payé pour le journal à sensation Demain à Charleroi, il s’est retrouvé témoin direct d’un attentat terroriste. Rescapé, cet homme invisible socialement a été d’un coup projeté dans la lumière, il a enfin été écouté, ou mieux encore, son témoignage était attendu…Oui mais voilà: en avouant à la police que le terroriste était accompagné de son père quand il a effectué son macabre forfait, Augustin a perdu toute crédibilité, car il se trouve que le père en question est mort depuis des années!

Voilà le terrible secret d’Augustin, qui l’a fait passer plus d’une fois pour un fou: il voit les morts qui veillent sur des vivants ou les accompagnent… Seule la juge Poitrenot a bien voulu prêter une oreille attentive à sa version des faits. Elle menait son enquête de son côté et était persuadée que c’était Dieu le responsable de toutes ces violences, et voulait qu’Augustin creuse la question.

Chargé par son journal par ailleurs d’interroger une célébrité locale sur les événements, Augustin fera la connaissance de…Eric-Emmanuel Schmitt! Une grande complicité va naître entre eux. Ce sera pour Augustin le début d’un voyage spirituel pour aller à la rencontre de Dieu, ou le Grand Oeil…

Mon avis:

Eric-Emmanuel Schmitt offre une approche originale et très intéressante d’un attentat. Il est passé outre le décryptage des faits, l’émission d’énièmes hypothèses sur les motivations du terroriste, l’apitoiement sur les victimes. Il s’est plutôt intéressé aux rescapés, à un rescapé en particulier, éclairant l’événement d’une tout autre perspective.

J’ai trouvé amusante et magistrale le fait qu’il se raconte à la troisième personne, affirmant sa foi en exprimant ces doutes et ces interrogations qui jamais ne le quittent, n’influençant jamais le lecteur mais l’amenant à une réflexion profonde.

Je me suis attaché à Augustin, cet être que la vie a malmené et dont les choix, jusqu’au bout, m’ont surprise.

Un roman rédigé avec maestria encore une fois, avec des rebondissements jusqu’aux dernières pages. Un vrai bonheur à lire!

Publié aux éditions Albin Michel

300 pages

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« Spirit », le nouvel album d’Amos Lee

Amos Lee a sorti son dernier album intitulé « Spirit » le 19 août dernier, le premier album qu’il produit lui-même, trois ans après la sortie de « Mountains of Sorrow, Rivers of Songs« .

Cet album a été inspiré par un homme qui jouait de la guitare la nuit que le chanteur a croisé dans une rue de Nouvelle Orléans. L’auteur l’a composé dans sa chambre d’hôtel à la suite de cette rencontre.

Les sonorités jazzy sont nettement plus prononcées dans ce dernier opus, créant un accord parfait avec le folk et mettant encore plus en valeur la voix très reconnaissable de ce chanteur.

L’album comporte 13 ballades, mais mes préférées sont « With you » et « Spirit » que je partage avec vous.

http://www.amoslee.com/

 

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Avec le temps…

Il y a trois mois, il a suffi d’une question pour que mon monde s’écroule…

Depuis, j’essaie d’avancer cahin-caha, me levant le matin, mettant un pied devant l’autre, faisant en sorte que la journée soit la plus normale possible, du moins en apparence, car en moi c’est encore un immense chamboule-tout…

Ma tête tente désespérément de faire entendre raison à mon cœur. Elle ne cesse de lui souffler qu’il n’est plus la peine d’espérer, que ce qui a été n’est plus…

Il suffit pourtant d’une odeur, d’un mot, d’une silhouette furtive dans la rue pour ramener les souvenirs à la surface, cuisants, cruels, rappelant que la blessure est là, vive…

Mais comme pour toute chose, le temps fera son oeuvre et estompera ce qui reste encore bien incrusté en moi, il le faut.

Avec le temps va, tout s’en va, ainsi va la vie…

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« Balzac amoureux » d’Emmanuelle de Boysson

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Il ne voulait plaire qu’à une seule, il a réussi à séduire toutes les femmes. Honoré de Balzac n’a jamais eu de sa mère ni marque d’amour, ni tendresse. Ce qui l’a amené tout au long de sa vie à tout faire pour trouver grâce à ses yeux.

Le prénom Laure sera omniprésent dans sa vie comme dans les œuvres de Balzac: sa mère s’appelait Charlotte-Laure, sa sœur dont il était très proche Laure. Plus tard, il surnommera son premier amour Laure; puis s’ensuit Laure d’Abrantès. Il n’a eu de cesse de chercher dans ces relations l’admiration et la tendresse dont, enfant, il a été privé. Balzac a toujours aimé être entouré et adulé. Son génie et sa verve riche compenseront avantageusement son ingratitude physique. Ses histoires d’amour tumultueuses et compliquées seront sa source d’inspiration. Honoré de Balzac a toujours su apprécier à leur juste valeur les femmes,  leurs souffrances, leurs secrets, leurs complexités, faisant de lui un grand féministe.

Un ouvrage qui permet de mieux cerner l’auteur génial de « La comédie humaine »

Publié aux Editions Rabelais

132 pages

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« Les délices du 36 » de Nicolas Rey

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Cette année, comme chaque année, nous nous apprêtons à profiter du soleil et du farniente après des mois de dur labeur, sans y penser, comme si c’était la chose la plus naturelle au monde. Pourtant c’était en 1936, il y a à peine 80ans, que les ouvriers et la frange populaire des Français découvraient la joie des congés payés. Payer à ne rien faire était déjà un cadeau en soi; pouvoir partir au bord de la mer en prenant le train était le summum!

Mais cette démocratisation des vacances ne fait pas que des heureux. Privilège jusqu’alors réservé à la bourgeoisie, ces derniers voyaient d’un mauvais œil l’invasion de « leur » plage.

Ce roman relate l’histoire de deux familles: la famille de Marius, 15 ans, issue de la classe moyenne venue à Deauville grâce aux prix attractifs des billets de troisième classe; et la famille d’Emma issue de la bourgeoisie locale.

Faisant fi du clivage social, ces deux là vont goûter avec délices – comme des millions de jeunes jusqu’à maintenant – à l’ivresse de l’amour de vacances, échanger des sermons qu’ils voudraient éternels…

Ce roman court et léger sera votre compagnon sur la plage, sous le parasol. Il vous rappellera combien chanceux nous sommes de pouvoir jouir de ces quelques jours bienfaisants obtenus grâce aux âpres luttes menées par nos aînés.

La couverture du livre est illustrée par Pénélope Bagieu.

Publié aux Editions Prisma

128 pages

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« Entre deux feux » de Georges Brau

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Paul, retraité de la DGSE, est missionné par celle-ci pour enquêter en Syrie et ramener des preuves sur l’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement de Bachar el-Assad.

Dans ce pays en guerre où seule la survie importe, il devra se méfier de tout le monde. Il devra parfois également flirter avec les limites de son sens éthique, et nouer des alliances de circonstances tantôt avec les djihadistes et leurs alliés, tantôt avec les forces gouvernementales et leurs alliés.

Au milieu de ce chaos, il aura l’occasion de faire de jolies rencontres même si éphémères, il sauvera quelques vies innocentes au péril de la sienne. Car malgré les nombreuses guerres auxquelles il a participé, Paul n’a pas perdu son humanité et s’il s’est endurci, les horreurs qu’il rencontre lui sont toujours aussi insupportables.

Paul emmène le lecteur avec lui dans les dédales des villes en ruine, le danger le guettant à chaque coin de rue, s’entêtant à mener à bien sa mission coûte que coûte.

Les récits sont criants de vérité, l’auteur s’attache à dépeindre la guerre dans toute son horreur, quitte parfois à choquer, à la manière d’un journal de bord.

Ce livre vous fera peut-être changer d’avis sur cette guerre qui n’a que trop duré, loin des miroirs déformants des médias. Il vous démontrera qu’elle n’oppose pas les gentils et les méchants, et que c’est bien plus compliqué que cela.

Un livre qui ravira tous les amateurs de thriller!

Publié aux Eaux Troubles Editions 

376 pages

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« Le sommeil le plus doux » d’Anne Goscinny

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La mère de Jeanne est mourante. Elle décide de retourner à Nice, la ville où elle est née, pour y finir sa vie, comme pour mieux boucler la boucle. Sa fille Jeanne qui a été à ses côtés tout au long de ce combat l’accompagne pour ce dernier voyage. La grand-mère paternelle de Jeanne est de la partie, une présence fantomatique, évanescente.

Elles ont beau savoir l’issue inéluctable devrait arriver à très court terme, elles n’en espèrent pas moins un miracle oscillant entre résignation et espoir fou. Jeanne décide d’allumer un cierge pour sainte Rita, la sainte des causes perdues sans vraiment y croire, repoussant ainsi à sa manière ce moment tant redouté (de la séparation) et secrètement attendu (de la délivrance) pourtant…

Alors qu’un amour – maternel – est sur le point de partir, un autre – passionnel – naît par hasard dans un parc entre Jeanne et Gabriel, un homme d’âge mûr qui va jouer le rôle de ce père qu’elle a perdu trop tôt, et qui va lui permettre de panser les blessures de son passé et d’écrire le futur. La petite fille laisse la place à la femme…

Ainsi va la vie,  cet éternel commencement: quand un amour meurt, un autre prend sa place…

Mon avis:

Cet ouvrage est à l’image de l’histoire qu’il raconte: bref et intense, comme on voudrait vivre ces moments douloureux mais inévitables. 

Il a tout de l’autobiographie, puisque l’auteur, la fille du célèbre René Goscinny, a perdu son père alors qu’elle était petite, et sa mère atteinte d’un cancer. 

Malgré la tristesse du sujet, la manière dont il est abordé en fait un roman rempli de poésie qu’on prend plaisir à lire d’un trait!

Publié aux éditions Grasset

140 pages

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Encore un soir – Céline Dion

Je donnerais cher pour retrouver cet instant de grâce, quand tout allait bien…Un sourire, des rires complices, des échanges de regards, la présence de l’autre aimé…Bref des petits riens mais qui sont ô combien précieux…

Une photo, une date
C’est à n’y pas croire
C’était pourtant hier
Mentirait ma mémoire
Et ces visages d’enfants
Et le mien dans ce miroir

Oh, c’est pas pour me plaindre
Ça, vous n’avez rien à craindre
La vie m’a tellement gâtée
J’ai plutôt du mal à l’éteindre
Oh mon Dieu j’ai eu ma part
Et bien plus à tant d’égard

Mais quand on vit trop beau trop fort
On en oublie le temps qui passe
Comme on perd un peu le Nord
Au milieu de trop vastes espaces
À peine le temps de s’y faire
À peine on doit laisser la place
Oh si je pouvais

Encore un soir
Encore une heure
Encore une larme de bonheur
Une faveur, comme une fleur
Un souffle, une erreur
Un peu d’amour, un rien de tout
Pour tout se dire encore ou bien se taire
Un regard, juste un report
À peine encore, même s’il est tard

J’ai jamais rien demandé
Ça, c’est pas la mer à boire
Allez, face à l’éternité
Ça va même pas se voir
Ça restera entre nous
Oh, juste un léger retard

Y’en a tant qui tue le temps
Tant et tant qui le perde ou ne passe
Temps qui se montre avant
Dans les rêves en des instants de grâce
Où je donne ma place au paradis
Si l’on m’oublie sur Terre
Encore hier

Encore un soir
Encore une heure
Encore une larme de bonheur
Une faveur comme une fleur
Un souffle, une erreur
Un peu de nous, un rien de tout
Pour tout se dire encore ou bien se taire
Un regard, juste un report
À peine encore, je sais, il est tard

C’est pas grand chose
Rien qu’une pause
Que le temps, les horloges se reposent
Et caresser
Juste un baiser, un baiser

Encore un soir
Encore une heure
Un peu de nous, un rien de tout
Ouuuuh
Ouuhaaahaaa
Un soir

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« Fragments de lucidité » de Jean-Louis Servan-Schreiber

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ou « Comment supporter les choses comme elles sont »…

Lucidité ici, que j’assimilerai à l’absence de complaisance, puisque l’auteur, à travers cet essai, porte sur la vie et sur le monde un regard dénué de toute complaisance. Tantôt critique, tantôt reconnaissant, il passe au crible notre société et offre des clés pour décrypter notre existence.

L’auteur livre ses analyses, pas tellement pour les imposer aux lecteurs, mais bien pour que ces derniers jettent un regard clairvoyant de temps en temps et éviter ainsi les désillusions et la déception, sources d’amertume.

A travers 30 chapitres, l’auteur traite des grandes préoccupations humaines telles que l’amour, le bonheur, la vie et intrinsèquement la mort, la religion, le savoir, la modernité.

Et c’est ainsi par exemple qu’il souligne la relative importance de la singularité de l’Homme: chaque individu a son ADN propre – il n’y en a pas deux pareils! – mais finalement un individu n’est qu’une infime partie des 7 milliards d’individus qui composent l’Humanité, cette humanité qui vit sur une planète qui elle-même fait partie d’un Univers incommensurable!

Malgré son caractère philosophique, l’ouvrage est très facile à lire et accessible à tous. L’illustration de Xavier Gorce ajoute une note joyeuse à des sujets qui peuvent paraître « sérieux ». L’écriture n’est pas condescendante ni moralisatrice. L’auteur ne cherche pas à faire étalage de son savoir, il invite véritablement les lecteurs à la réflexion et à apprécier la vie à sa juste valeur.

Une lecture enrichissante et bienfaisante!

Extraits:

« Je chéris ma lucidité. Elle m’aide à éviter les impasses, les fausses pistes de l’existence. Son rôle est comparable à un gilet pare-balles, il peut m’épargner la blessure ou la mort, mais n’ajoute rien à mon envie de vivre »

« J’ai appris que les grandes ambitions, les idéaux mobilisateurs nous poussent à l’action, mais ont toutes les chances de nous tenir éloignés du contentement »

Publié aux éditions Fayard

180 pages

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